vendredi 21 mai 2010

Graines au vent ...


Un petit voyage
Une balconnière esseulée
Le vent qui joue au jardinier
et me voilà,
par quelques coquelicots
toute émerveillée...


8 commentaires:

Sérénité a dit…

C'est avec beaucoup de bonheur que les campagnes se repeuplent de coquelicots.
A quand les bleuets?
Tendresse.

lucette virelle a dit…

je pense exactement comme Sérénité? Où est le temps des champs bleu, blanc, rouge, bleuets, marguerites et coquelicots? Disparus, comme tant de bonnes choses passées...

MUTTI a dit…

Oui Sérénité, les campagnes se repeuplent de coquelicots, et pas seulement, je crois bien que la jolie touffe qui habite désormais la petite balconnière de mon 4ème étage urbain provient du fait que, depuis l'année précédente, les jardiniers qui se préoccupent des rives herbeuses du RER proche de chez moi en ont planté un grand nombre... et le vent désormais s'occupe librement à les essaimer...

Un petit passage chez Truffaut et je vais tenter d'y ajouter quelques graines de bleuets... et si le miracle jaillit, je prierais le vent de continuer son magnifique et naturel travail...

Tendresse vers toi et ces fleurs si fragiles...

MUTTI a dit…

Ah Lucette, oui ce magnifique "bouquet de France" quasiment disparu... à nous de tenter sa renaissance...
Et ne serait-ce que sur mes minis balconnières je vais m'y employer et faire bien attention à ce que le vent me laisse quelques graines à démultiplier...
Que voilà un objectif qui me sied bien !

Tendre amitié

A.M. Bruffin a dit…

La première photo peut devenir une magnifique peinture, en enlevant les voitures!! ...et en jouant avec la transparence des coquelicots.
Le vent à bien joué son rôle et te voilà avec un "morceau" de nature en ville, merveille pour toi.
Bises ensoleillées et fleuries

MUTTI a dit…

Tout à fait Anne-Marie, c'est une belle idée, alors... à nos pinceaux ! Les miens sont au repos depuis un assez long temps, peut-être est-il temps de les réveiller ;)...

Pour la petite histoire : changement radical de temps ! Un énorme orage hier soir, et aujourd'hui, un vent à décorner les boeufs comme on dit dans certaines campagnes... j'ai compris, au premier grondement dans le lointain, que ces fleurs, déjà éphémères, ne resisteraient pas longtemps à ce tremblement du ciel, alors j'ai rentré la balconnière. Près de mon bureau, ce matin, elles te saluent en sachant que sur une toile nous allons peut-être, les immortaliser... ;)
Corolles de bises tendres

maria-d a dit…

s'émerveiller du peu ... là est la véritable beauté et bonté

merci j'aime quant à moi aussi beaucoup les coquelicots...


" Il suffirait d’avoir la patience et la paix blonde des grands champs de blé,
leur consentement aux grâces mouvantes du vent et des lumières.

Et que nos cœurs chaque jour s’ouvrent à la fraîcheur
et à l’éclat des coquelicots.

A ces fragiles taches rouges, à ces larmes de vie que personne ne provoque et qui viennent pourtant, imprévisibles, au beau milieu des champs, au beau milieu des jours, de nos jours.

Parce que tu existes, même dans les lointains,
comme ce rouge dans les blés sages, aperçu depuis une route,
tu les inquiètes."
Christian Bobin / le Christ aux coquelicots


Beaux jours à vous

MUTTI a dit…

Devant un si beau texte, Maria, je fonds de reconnaissance (avec une pointe de honte aussi), pour là encore, n'avoir pas suivi plus assidûment mes blogs et les messages de mes fidèles visiteurs ...
Et l'été va m'éloigner encore...

Beaux jours à vous aussi Maria